Les dernières tendances et actualités du marché immobilier à ne pas manquer

Le marché immobilier français traverse une phase de réajustement où plusieurs signaux contradictoires coexistent. Les prix de l’ancien amorcent une reprise dans certaines métropoles, les taux de crédit remontent après des mois de stabilisation, et de nouvelles contraintes réglementaires liées au DPE modifient la donne pour les propriétaires bailleurs. Comprendre ces mouvements permet de prendre des décisions d’achat, de vente ou d’investissement locatif mieux calibrées.

Nouveau calcul du DPE en 2026 : ce qui change pour les logements électriques

Vous avez peut-être remarqué qu’un appartement chauffé à l’électricité pouvait basculer d’une classe à une autre d’un jour à l’autre, sans le moindre travail de rénovation. Depuis le 1er janvier 2026, ce phénomène s’explique par une modification concrète : le coefficient de conversion de l’électricité a été revu à la baisse dans le mode de calcul du DPE.

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En pratique, un logement classé F avec un chauffage électrique peut désormais passer en classe E, voire en D, simplement grâce à cette mise à jour. Le changement ne concerne pas les logements chauffés au gaz ou au fioul, dont le coefficient reste identique.

Pour un acheteur, cela signifie que certaines « passoires thermiques » affichées sur les annonces ne le sont plus officiellement. Avant de négocier un prix à la baisse en vous appuyant sur un mauvais DPE, vérifiez la date du diagnostic. Un DPE réalisé avant 2026 peut ne plus refléter la réalité énergétique du bien.

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Pour suivre ces évolutions réglementaires au fil des mois, l’actu immo sur Actu Immobilier détaille régulièrement les impacts concrets de ces changements sur les transactions.

Taux de crédit immobilier : la remontée de mi-2026 freine la capacité d’emprunt

Jeune couple visitant une maison en pierre à vendre dans un quartier résidentiel européen

Après une période de relative accalmie, les taux moyens de crédit immobilier ont recommencé à grimper. L’Observatoire Crédit Logement/CSA signale une hausse progressive des taux en mai, juin et juillet 2026. Le mouvement reste modéré, mais il suffit à réduire la capacité d’emprunt de plusieurs milliers d’euros pour un même revenu mensuel.

Prenons un exemple simple. Un ménage qui pouvait emprunter une certaine somme en début d’année avec une mensualité donnée voit cette enveloppe diminuer de quelques pourcents avec la hausse des taux. Sur un achat dans l’ancien, cet écart peut représenter la différence entre décrocher un appartement et devoir revoir son périmètre de recherche.

Pourquoi les taux remontent maintenant

Les banques ajustent leurs grilles en fonction du coût de refinancement sur les marchés obligataires. Quand les taux souverains européens augmentent, les établissements répercutent cette hausse sur les crédits immobiliers, parfois avec quelques semaines de décalage.

Attendre une baisse des taux pour acheter n’est pas toujours rentable : si les prix du marché repartent à la hausse en parallèle, le gain sur le taux peut être annulé par le surcoût du bien. Mieux vaut comparer le coût total du crédit (intérêts plus prix d’achat) plutôt que le taux seul.

Passoires thermiques et location : le calendrier qui pèse sur l’offre locative

Depuis 2025, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location en France métropolitaine. Les classes F puis E suivent selon un calendrier déjà fixé. Cette contrainte ne relève plus de la prospective, elle s’applique déjà et retire des biens du parc locatif chaque année.

Pourquoi ce sujet concerne aussi les acheteurs ? Parce qu’un propriétaire bailleur qui ne peut plus louer son bien classé G a deux options : rénover ou vendre. Cette pression crée un afflux de biens énergivores sur le marché de la vente, souvent proposés en dessous des prix du marché pour compenser le coût des travaux à prévoir.

DPE collectif obligatoire en copropriété

Depuis le 1er janvier 2026, le DPE collectif est imposé aux immeubles en copropriété construits avant 2013 et comptant plus de cinquante lots. Ce diagnostic porte sur l’ensemble du bâtiment, pas sur chaque appartement individuellement.

Pour un copropriétaire, les conséquences sont directes :

  • Le syndic doit engager la démarche et inscrire le DPE collectif à l’ordre du jour de l’assemblée générale, avec un coût réparti entre tous les lots
  • Un mauvais résultat collectif peut influencer la valeur de revente de chaque lot, même si l’appartement individuel affiche une bonne classe énergétique
  • Des travaux de rénovation énergétique à l’échelle de l’immeuble (isolation des façades, remplacement de la chaudière collective) peuvent être votés à la suite du diagnostic

Le DPE collectif devient un critère à vérifier avant tout achat en copropriété, au même titre que les procès-verbaux d’assemblée générale ou le carnet d’entretien.

Prix de l’immobilier ancien : des dynamiques très différentes selon les territoires

Promoteur immobilier masculin sur une terrasse de chantier contemplant le panorama urbain

Parler d’un « prix moyen national » masque des réalités locales parfois opposées. Les Notaires de France publient chaque trimestre une analyse du marché immobilier ancien qui met en lumière ces écarts. Au premier trimestre 2026, les maisons et les appartements n’évoluent pas au même rythme selon les régions.

Dans certaines métropoles où la demande reste forte, les prix repartent légèrement à la hausse après la correction de 2023-2024. Dans des zones rurales ou des villes moyennes moins tendues, la baisse se poursuit, alimentée par un stock de biens qui peine à trouver preneur.

Ce que cela implique pour un projet d’achat

Trois réflexes permettent de ne pas se fier à des moyennes trompeuses :

  • Consulter les données de l’observatoire des notaires pour votre département précis, pas pour la France entière
  • Comparer le prix au mètre carré du bien visé avec les transactions réellement signées dans le même quartier ces six derniers mois
  • Intégrer le coût des travaux de rénovation énergétique dans votre budget total, surtout pour les biens classés E ou F dont le prix affiché semble attractif

Un bien vendu moins cher que la moyenne du quartier cache parfois un DPE défavorable ou des charges de copropriété élevées liées à des travaux votés. Le prix au mètre carré ne suffit plus à évaluer une opportunité : il faut y ajouter le coût de mise en conformité énergétique et le niveau réel des taux de crédit au moment de la signature.

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